Le Vietnam œuvre pour l’accélération du Processus de Bali

Mardi, 23 juillet 2019 à 15:02:37
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Lors de la séance d'ouverture de l'AHG SOM 14, le 23 juillet à Dà Nang. Photo : BQT.

Nhân Dân en ligne - Le Gouvernement vietnamien est déterminé à assurer l’efficacité de la gestion des migrations pour lutter contre le trafic illicite de migrants et la traite humaine.

C’est en ces termes que s’est exprimé le vice-ministre vietnamien des Affaires étrangères Tô Anh Dung, lors de la 14e réunion des hauts officiels du groupe de travail du Processus de Bali sur le trafic illicite des êtres humains, la traite des personnes et la criminalité transnationale connexe (AHG SOM 14) qui s’est ouverte ce mardi matin dans la ville de Dà Nang (au Centre du Vietnam).

C'est la première fois que le Vietnam est choisi comme pays hôte de cet événement depuis son adhésion au processus en février 2002. Cela est d’autant plus important que le Vietnam vient d’adopter en décembre 2018 le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières (GCM).

La réunion de deux jours avait pour but de définir les priorités du Processus de Bali et de promouvoir la coopération multilatérale afin de faire face aux défis globaux actuels, à fortiori le trafic illicite de migrants, la traite des êtres humains et la criminalité transnationale. Elle a vu la participation d’une centaine de délégués venus de 25 pays et territoires du monde.

Le vice-ministre vietnamien des Affaires étrangères Tô Anh Dung, lors de l'ouverture de l’AHG SOM 14. Photo : BQT.

Dans son discours d’ouverture, le vice-ministre vietnamien Tô Anh Dung a estimé que l’AHG SOM 14 marquerait un nouveau pas du Processus de Bali et encouragerait les pays membres à accélérer ce processus.

Soulignant le rôle important du Processus de Bali dans la lutte contre le trafic illicite de migrants et la traite d’êtres humain, Tô Anh Dung a indiqué que cette initiative avait permis de renforcer les partages d’informations et d’améliorer l’efficacité de l’application de la loi des pays membres en les matières.

Le vice-ministre vietnamien a proposé aux pays membres du Processus de Bali d’examiner la possibilité d’introduire des mesures de promotion d’une migration légale et sûre dans leurs stratégies de coopération afin d’améliorer l’efficacité de la lutte contre le trafic illicite de migrants et la traite humaine, ainsi que de parvenir aux objectifs de l’Agenda 2030 des Nations Unies pour le développement durable. Cela, selon lui, est d’autant plus significatif que le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières a été adopté en décembre 2018 par l’ONU.

Pour sa part, le président du Processus de Bali Bryce Hutchesson, également ambassadeur australien chargé de la lutte contre le trafic illicite de migrants et la traite humaine, a hautement apprécié les efforts du Vietnam dans ce domaine. Il a aussi salué la coordination étroite et efficace entre le Vietnam et les autres pays membres pour accélérer le Processus de Bali.

Pour renforcer la connexion entre les pays membres, le Processus de Bali a établi de nombreux mécanismes et cadres de coopération multilatérale, à savoir le Forum des entreprises et gouvernements et le Bureau de soutien régional, a indiqué Bryce Hutchesson.

Après la séance d’ouverture, les délégués ont participé à quatre séances de débat pour évaluer la mise en œuvre du Processus de Bali après la 7e réunion ministérielle du Processus de Bali en août 2018 à Bali (en Indonésie) ainsi que la situation régionale et mondiale en termes de trafic illicite de migrants, de traite humaine et de criminalité transnationale. Ils se sont penchés sur le renforcement des liens entre le Processus de Bali et les mécanismes de coopération au niveau régional et mondial comme l’ASEAN, mais aussi sur les priorités de coopération au sein du Processus de Bali dans les temps à venir.

Lancé à l’initiative des gouvernements australien et indonésien lors de la Conférence ministérielle de la région Asie-Pacifique sur le trafic illicite de migrants, la traite des personnes et la criminalité transnationale, tenue en févier 2002 à Bali (en Indonésie), le Processus de Bali vise à aborder des questions concrètes ayant trait au trafic illicite, à la traite des êtres humains et à la criminalité transnationale connexe. Ses objectifs sont notamment les suivants :

(1) Améliorer l’efficacité du partage d’informations et de renseignements ;

(2) Resserrer la coopération entre les organismes régionaux d’application des lois, afin de décourager et de combattre les réseaux de trafic illicite et de traite des êtres humains ;

(3) Sensibiliser le public afin de décourager ce type d’activités et de mettre en garde les victimes potentielles ;

(4) Adopter une législation nationale visant à criminaliser le trafic illicite d’êtres humains et la traite des êtres humains ;

(5) Offrir une protection et une assistance appropriées aux victimes de la traite, en particulier les femmes et les enfants ; et

(6) Aider les pays à adopter des pratiques exemplaires en matière de gestion de l’asile.

NDEL