Les découvertes du Prix Nobel de médecine 2018 ont été appliquées au Vietnam

Samedi, 02 février 2019 à 23:00:34
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Nhân Dân en ligne - Le Prix Nobel de médecine 2018 a été attribué à l’Américain James P. Allison et au Japonais Tasuku Honjo pour leurs recherches sur l’immunothérapie. L’immunothérapie a été appliquée dans le traitement du cancer au Vietnam il y a plus d’un an.

Amélioration de la vie des patients

Chaque jour, le groupe de recherche sur les cellules immunitaires du Centre de recherche sur le gène et la protéine de l’Université de la Médecine de Hanoi reçoit un bon nombre d’appels téléphoniques des patients cancéreux souhaitant s’inscrire au traitement du cancer par la nouvelle méthode à la base du mécanisme de ces deux scientifiques lauréats du Prix Nobel de médecine 2018.

Depuis le début de l’année, 20 patients ont été traité par cette immunothérapie à l’Hôpital de l’Université de la Médecine de Hanoi.

Le patient Dô Tiên H de 30 ans, domicilié à Hanoi, a passé plusieurs fois des chimio-radiothérapies combinées à l’Hôpital Bach Mai suite à la découverte du cancer du cavum à la période 3 en 2015. En mi-2017, son cancer a rechuté et s’est propagé aux os. Il a dû passer la chirurgie de la colonne vertébrale et continuer des chimio-radiothérapies. En septembre 2018, il a été transféré à l’Hôpital de l’Université de la Médecine de Hanoi pour le traitement du cancer par l’immunothérapie, permettant de neutraliser des cellules cancéreuses en trois mois, avec 6 cycles. La situation de sa maladie cancéreuse s’est améliorée considérablement.

Une percée dans le traitement du cancer

L’immunothérapie est considérée comme l’approche du 21e siècle dans le traitement du cancer dans le monde. Elle vise à mobiliser les défenses immunitaires du patient contre sa maladie devant les micro-organismes étrangers, dont des cancers virulents ou d’autres maladies.

« Chaque jour, il y a 3 000 cellules inaccoutumées, nées dans le corps humain, lorsque les gens ont la bonne résistance, l’immunité du corps peut identifier la physionomie de ces cellules inaccoutumées et les exterminent. Cependant, pour une certaine raison, le système d’immuniténe peut pas les identifier, une seule cellule existe et se développe en tumeur quelques ans plus tard, a fait savoir le professeur agrégé, docteur Trân Huy Thinh, directeur adjoint de la discipline Biochimie, directeur adjoint du Centre de recherche sur le gène et la protéine de l’Université de la médecine de Hanoi.

Quand on réalise la biopsie de la section des cellules cancéreuses, on découvre que ces cellules cancéreuses à côté de celles immunitaires mais ne sont pas anéanties. Cela signifie qu’il a existé un mécanisme implicite pour que ces deux types de cellules se supportent. Il faut ainsi interrompre cette coopération, a-t-il expliqué.

Le professeur Ta Thành Van, recteur de l’Université de Médecine de Hanoi (à gauche) et le professeur Tasuku Honjo (à droite). Photo: NDEL

Il s’agit du mécanisme de l’immunothérapie appliquée par le professeur Ta Thành Van, recteur de l’Université de Médecine de Hanoi, qui est le premier élève vietnamien du professeur Tasuku Honjo et la première personne a réussi à réaliser l’application de l’immunothérapie du professeur Tasuku Honjo dans le traitement du cancerau Vietnam.

En 2017, cette nouvelle thérapie a été approuvée par le ministère de la Santé et a fait l'objet d'essais cliniques dans six formes de cancer des patients en stade 3b et 4 : du rein, du poumon, du foie, de l’estomac, du gros intestin et du sein. Les premiers résultats de cette thérapie sont assez optimistes. Les patients cancéreux en dernier stade ne se sentent presque pas de la douleur, leur résistance est considérablement améliorée. Plusieurs patients qui avaient eu la fièvre, ne l’avaient plus. Dans le cas des patients atteints de l’infection, leur infection a diminué, puis a pris fin. Selon les prévisions, au moins 75 patients fait l'objet d'essais de cette thérapie.

L’application de ladécouverte de premier rang du monde au Vietnam a affirmé des efforts sans cesse des docteurs, des médecins, ainsi que des infirmiers pour le bonheur des patients. Chaque année, le Vietnam compte actuellement 126 000 nouveaux cas de cancer et environ 110 000 décès à cause du cancer. Avec cette nouvelle immunothérapie, ce chiffre s’attend à diminuer de plus en plus.

NDEL