Les États-Unis ont unilatéralement aboli plusieurs préférences de l'OMC pour de nombreux pays en développement

Jeudi, 13 février 2020 à 15:21:00
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Les marchandises chargées au port de Long Beach, Los Angeles, aux États-Unis. Photo : VNA.

Nhân Dân en ligne - Le 11 février, le Bureau du représentant américain au commerce (USTR) a annoncé que le gouvernement américain avait réduit la liste des pays en développement et des pays les moins avancés afin de réduire le seuil de déclenchement des enquêtes américaines sur la question de savoir si le pays nuisait aux industries américaines avec des subventions à l'exportation inégales.

Cette décision marque l'abandon de la politique commerciale américaine au cours des 20 dernières années pour les pays en développement, ce qui pourrait entraîner des sanctions plus strictes contre certains des principaux exportateurs mondiaux.

L'USTR a déclaré que la décision de modifier la méthodologie des critères des pays en développement pour enquêter sur les droits antidumping était nécessaire parce que la précédente directive américaine (publiée en 1998) « était désormais obsolète ».

Avec la décision ci-dessus, les États-Unis ont supprimer les préférences d’un éventail de pays et territoires en développement (auto-identifiés comme pays en développement ou reconnus comme pays en développement), y compris l’Albanie, l’Argentine, l’Arménie, le Brésil, le Bulgarie, la Chine, Hong Kong (Chine), la Colombie, Costa Rica, la Géorgie, l’Inde, l’Indonésie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, la Malaisie, la Moldavie, le Monténégro, la Macédoine du Nord, la Roumanie, Singapour, l’Afrique du Sud, la République de Corée, la Thaïlande, l’Ukraine et le Vietnam.

Cette décision reflète également la frustration de l'administration Donald Trump lorsque de grandes économies telles que la Chine et l'Inde bénéficient d'avantages commerciaux préférentiels pour les pays en développement à l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Le mois dernier, à Davos, en Suisse, le Président Donald Trump a déclaré que l'OMC avait traité injustement les États-Unis parce que « la Chine et l’Inde sont considéré comme des pays en développement. Nous ne sommes pas considérés comme un pays en développement ».

L'objectif des conditions spéciales de l'OMC pour les pays en développement est d'aider les pays pauvres à réduire la pauvreté, à créer des emplois et à s'intégrer dans le système commercial mondial. En vertu des règles de l'OMC, les gouvernements ne peuvent pas enquêter sur les taxes antidumping si le montant de la subvention étrangère est minime, généralement défini comme moins de 1% de la valeur publicitaire. Les règles de l'OMC accordent plus de faveur aux pays en développement, ce qui signifie que ce groupe de pays ne sera pas soumis à des enquêtes en matière de droits antidumping si le montant de la subvention est inférieur à 2% de la valeur publicitaire.
Depuis longtemps, l'administration Trump a cherché à mettre fin à ces conditions spéciales aux pays selon certains critères, tels que les États membres de clubs économiques mondiaux tels que le Groupe des principales économies émergentes et en développement (G20), l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ou les pays classés par la Banque mondiale (BM) comme pays à revenu élevé.

En juillet 2019, le président Trump a publié un mémorandum exécutif exigeant que le représentant américain au commerce, Robert Lighthizer, détermine si des « progrès significatifs » pourraient être réalisés pour limiter le nombre de pays considérés comme des pays en développement. Selon lui, les États-Unis peuvent agir unilatéralement si la situation ne leur convient pas. Plusieurs pays sont convenus de renoncer aux droits des pays en développement sur les futures négociations commerciales, notamment le Brésil, Singapour et la République de Corée.

NHÂN DÂN/NDEL