L'ONU met en garde contre une catastrophe naturelle chaque semaine

Lundi, 08 juillet 2019 à 16:09:30
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Des ravages causés par le cyclone Kenneth dans un village au nord de Pemba, au Mozambique, en mai dernier. Photo : Reuters.

Nhân Dân en ligne - Les catastrophes naturelles dues au changement climatique se produisent environ une fois par semaine, bien que la plupart de celles-ci n'attirent que peu d'attention de la part de la communauté internationale et que des efforts des pays en développement soient nécessaires pour se préparer aux profondes répercussions, a averti l'ONU.

Des catastrophes telles que les cyclones Idai et Kenneth au Mozambique et la sécheresse qui sévit en Inde font les gros titres dans le monde entier. Mais un grand nombre d’événements à impact réduit qui causent des morts, des déplacements et des souffrances se produisent beaucoup plus rapidement que prévu, a déclaré Mami Mizutori, représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU pour la réduction des risques de catastrophe. « Ce n'est pas à propos de l'avenir, c'est à propos d'aujourd'hui », a-t-elle souligné.

Cela signifie que l'adaptation à la crise climatique ne pourrait plus être perçue comme un problème à long terme, mais nécessitant des investissements maintenant, a-t-elle déclaré.

Selon les estimations, le coût des catastrophes naturelles liées au climat s'élèverait à 520 milliards de dollars par an, tandis que le coût supplémentaire de la mise en place d'infrastructures résistantes aux effets du chauffage global ne serait que d'environ 3%, soit 2,7 milliards de dollars au total au cours des 20 prochaines années.

Jusqu'à présent, les travaux sur la crise climatique ont principalement porté sur «l'atténuation». La question de l’adaptation à ses effets a pris une seconde place, ce qui est le sujet des débats au cours de ces dernières années.

Mami Mizutori a déclaré qu’il n’y avait plus de temps pour de tels débats. « Nous parlons d'une urgence climatique et d'une crise climatique, mais si nous ne pouvons pas faire face à ce problème d'adaptation, nous ne survivrons pas », a-t-elle déclaré au Guardian.

NDEL