COVID-19 : l’AUF finance des initiatives universitaires

Mercredi, 24 juin 2020 à 11:28:30
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Ouidad Tebbaa, la directrice générale du bureau d'Asie-Pacifique de l'AUF. Photo : AUF.

Nhân Dân en ligne - En réaction à la pandémie de COVID-19, l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) a mis en place un vaste plan d'action à destination de ses établissements membres et de ses partenaires. Elle a notamment lancé un appel de fonds pour financer des projets exceptionnels.

L'AUF a décidé de financer à hauteur d’un million d’euros la mise en œuvre des initiatives anti-COVID-19 avancées par 87 établissements universitaires à travers le monde. Parmi eux, quatre universités vietnamiennes, à savoir l’Université nationale de Hô Chi Minh-Ville, l’École d’architecture d’Hô Chi Minh-ville, l’École polytechnique de Hanoï et l’Université de Dà Nang.

« Ces initiatives concernent tout d'abord les jeunes chercheurs et les jeunes ingénieurs », nous indique Ouidad Tebbaa, la directrice générale du bureau d'Asie-Pacifique de l'AUF. « Mais il est évident qu'il n'y a pas de discrimination d'âge et que le but, c'est que toutes les bonnes idées, toutes les initiatives engagées par nos membres soient prises en compte, à la fois dans les domaines de la santé, mais aussi pour une meilleure compréhension de l'impact de la pandémie sur les populations, de sa dimension psychologique, sociologique... Tout cela sera pris en compte dans cet appel, qui se veut un appel international avec évidemment une contextualisation par région ».

Le caméra du robot BK-AntiCovid. Photo : AUF.

Le projet porté par l’École polytechnique de Hanoï consiste à fabriquer des civières médicales isolantes. Conçu en partenariat avec l’hôpital Bach Mai, ce produit innovant a pour but d’éviter les risques infectieux pour les personnels soignants et la communauté lors du déplacement des patients.

De son côté, l’École d’architecture de Hô Chi Minh-ville a présenté un projet intitulé FoldableAerosol Box, qui consiste en des boîtes à aérosol qui servent à bloquer la transmission des goulettes en suspension dans l’air.

« Face à cette crise, les médecins continuent et continueront à combattre en première ligne», note Hà Phan Kim Nguyệt, ancienne étudiante de l’École d’architecture de Hô Chi Minh-Ville. « Mais ce faisant ils courent un fort risque de contamination. Bien sûr qu'il existe des moyens de protection, mais ces moyens sont souvent chers et supposent des conditions d’utilisation très strictes. Nos boîtes pliables, par contre, permettent aux médecins d’accéder en toute sécurité aux voies respiratoires du patient pendant l'intubation. On a offert nos boîtes à des hôpitaux vietnamiens dans le sud et le centre du pays. Pour l’instant, je dois dire que les retours sont très positifs ».

L'équipe du projet de robot BK-AntiCovid. Photo : AUF.

L’Université de Dà Nang s’est également engagée dans la fabrication d’équipements médicaux permettant de limiter la contamination croisée entre les malades et les professionnels de santé. Ses robots, nommés BK-AntiCovid, sont capables d’apporter de la nourriture et des médicaments dans les chambres des patients en zone de quarantaine. Le premier prototype a été mis en service au mois de mars dans les hôpitaux de Da Nang.

Le quatrième projet et dernier projet, mené par l’Université nationale de Hô Chi Minh-Ville, a pour objectif d’aider les laboratoires et les entreprises locales à développer des tests de dépistage rapides, fiables et moins coûteux, grâce notamment à la technologie des protéines recombinantes.

« Ce projet devrait permettre dans un avenir proche, d'économiser une somme importante sur les tests de dépistage du COVID-19 qui sont assez cher en ce moment », fait valoir Nguyễn Thuý Vy, l’une des chercheuses du projet. « En plus, il propose également une facilité d'accès au dépistage, ce qui devrait permettre une meilleure gestion de la crise. Et grâce à la fiabilité de ce test, les chercheurs pourront collecter encore plus d’échantillons dont ils ont besoin pour fabriquer un vaccin. Et même si la crise passe, ce test peut construire une base de donnée important pour les crises sanitaires à venir ».

Tous ces financements de l'AUF s’inscrivent dans le cadre de son plan spécial COVID-19 qui prévoit plusieurs actions à destination de ses adhérents et de ses partenaires, et une réorganisation de son mode de travail en interne avec notamment une généralisation du télétravail dans ses 60 implantations.

VOV/NDEL