La Conférence de Paris (1968-1973)

Dimanche, 15 juin 2014 à 23:52:58
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La Conférence de Paris (du 13 mai 1968 au 27 janvier 1973) sur la fin de la guerre et le rétablissement de la paix au Vietnam. Photo d'archives.

Nhân Dân en ligne - En 1967, les succès du peuple vietnamien dans le Sud et le Nord du Vietnam permirent d'engager la lutte sur le plan diplomatique pour gagner la sympathie et le soutien des peuples du monde en général et des progressistes américains en particulier. Le Comité central du Parti Communiste du Vietnam (PCV) réuni en son 13e plénum ordonna d'intensifier les actions sur le front diplomatique, de prendre initiative sur ce front, parallèlement à la lutte militaire et politique...

Les résultats obtenus à la table de la Conférence dépendaient des victoires remportées sur le champ de bataille. Pourtant, la lutte diplomatique jouait un rôle important et actif. Il fallait engager l'ennemi dans les négociations dans le sens qui serait le plus favorable pour nous...
L'offensive et l'insurrection générales pendant le Têt (fête du Nouvel An) de l’année Mâu Thân (début 1968) de notre peuple et de notre armée dans le Sud du Vietnam provoquèrent un séisme chez l'opinion et donnèrent un coup froid au milieu politique américain. Ainsi, le 31 mars-1968, le président Johnson déclara la cessation des bombardements dans le Nord du Vietnam au-delà du 20e parallèle et accepta les négociations à Paris. La délégation de la République démocratique du Vietnam con­duite par Xuân Thuy, secrétaire du Comité central du PCV, min­istre; Lê Duc Tho, membre du Bureau Politique, conseiller participait à la lutte politique directe avec les Américains. Du côté américain, le sous-secrétaire d'État Harriman était le chef de délégation et le sous-secrétaire la défense, Vance, sous-chef de délégation. La Conférence de Paris commença le 13 mai 1968, ouvrant une nouvelle période, période de "combattre et négocier".
Essuyant un coup dur au moment de l'offensive stratégique au début de 1972, et ensuite un échec des raids aériens par les B52 sur Hanoi, Hai Phong en décembre 1972, isolé politique­ment en face à un mouvement anti-guerre de plus en plus vigoureux chez le peuple américain et dans le monde, l'administration Nixon fut obligé de revenir à la table de négociations.
À partir du 8 janvier 1973, la lutte diplomatique s’engageait dans l’étape finale. Le 27 janvier 1973 « les Accords sur la fin de la guerre, le rétablissement de la paix au Vietnam» furent officiellement signés à Paris.
Il s’agissait de la négociation sur la paix la plus longue de l’histoire du XXe siècle, reflétant la lutte la plus ardente dans l’affrontement historique entre le peuple vietnamien et l’impérialisme américain. À compter de la première séance (13 mai 1968) jusqu’à l’obtention de la solution (27 janvier 1973), dans un cadre d’abord bipartite (États-Unis et République Démocratique du Vietnam) et puis quadripartite (République Démocratique du Vietnam, États-Unis, Gouvernement Révolutionnaire Provisoire de la République du Sud du Vietnam, Gouvernement de la République vietnamienne), les négociations de Paris a duré 5 années avec 202 séances offi­cielles, 45 rencontres privées de haut niveau, 500 conférences de presse, 1.000 interviews, des cen­taines de meetings et manifesta­tions organisées de par le monde en faveur de la lutte du peuple vietnamien.
Le succès de la Conférence de Paris a apporté une contribution significative à la victoire du peu­ple vietnamien contre les impérialistes américains, pour le salut national. Les Accords de Paris constituaient une grande victoire de la lutte de notre peu­ple et de notre armée, ainsi que de toute l'humanité progressiste, qui nous a donné des leçons précieuses de la lutte sur le plan diplomatique et des relations extérieures.

Mme. Nguyên Thi Binh (Ministe des Affaires é trangères, représentante du Gouvernement Révolutionnaire Temporaire du Vietnam) signe les Accords de Paris (27 janvier 1973) sur la fin de la guerre et le rétablissement de la paix au Vietnam.