Économie maritime : Un pôle de services maritimes en pleine mer

Mercredi, 21 mai 2014 à 10:14:11
 Font Size:     |        Print
 

Panneaux solaires sur l’île de Da Tây, district insulaire de Truong Sa, province de Khanh Hoa (Centre). Photo : Phuong Hoa/VNA/CVN

Nhân Dân en ligne - Situé non loin de l’île de Da Tây, district insulaire de Truong Sa (province de Khanh Hoa, Centre), le centre des services maritimes de Da Tây fournit aux pêcheurs tous les produits nécessaires à de longues campagnes en mer.

Vu de loin, le centre de services maritimes de Da Tây ressemble à une sorte de forteresse imprenable. Sa mission est de ravitailler les pêcheurs en carburants, aliments et eau douce, à un prix équivalent à celui du continent. Les récoltes sont aussi achetées, et les bateaux réparés en cas d’avarie.
Mis en service en mai 2005, ce centre relève de la Compagnie générale des produits aquatiques du Vietnam (siège à Hô Chi Minh-Ville). Son rôle est de permettre aux pêcheurs de rester longtemps en mer.
Sens des responsabilités
«Nous avons une flotte de trois navires chargés de transporter des produits du continent jusqu’ici puis de ramener vers la côte les cargaisons de fruits de mer achetées aux pêcheurs, ainsi qu’un chaland d’eau douce et de carburant, informe Chu Minh Son, chef du comité de gestion de ce centre. Les pêcheurs viennent acheter des produits ici, mais nous pouvons aussi aller à leur rencontre».
L’an dernier, les cadres du centre ont travaillé toute l’année, même les jours fériés. Ils ont accueilli 420 bateaux. Au total, 393.000 litres de pétrole et 20 tonnes d’aliments ont été vendus, et 1.070 m3 d’eau douce fournis gracieusement.

Un bateau de pêche de Phu Yên à Truong Sa. Photo : Huy Hùng/VNA/CVN

Ce centre est aussi un lieu où les pêcheurs peuvent se reposer lorsqu’ils sont malades ou attendre que leur bateau soit réparé. Selon Lê Van Tâm, chef adjoint du comité de gestion de ce centre, «chaque année, des dizaines de bateaux sont réparés ici. Nous avons huit chambres pour les pêcheurs». Au premier semestre, ce centre a fourni aux pêcheurs 200.000 litres de pétrole et plus de 800 m3 d’eau douce.
«Auparavant, un bateau ne pouvait naviguer que 15-20 jours et devaient retourner à terre pour vider ses cales et acheter du carburant. Depuis la naissance du centre, nous pouvons rester en mer un mois ou plus et n’avons pas peur de manquer de gazoil ou d’aliments. Cela nous permet d’économiser du temps et de l’argent», confie Nguyên Van Binh, du district de Hoài Nhon, province de Binh Dinh (Centre).
Le commandant en chef de l’île, Nguyên Van Quang, indique : «L’île abrite un lac, d’une profondeur de 5 à 20 m, et une voie navigable qui permet aux navires de jeter l’ancre lors des typhons. C’est pourquoi elle attire un grand nombre de navires de Khanh Hoà et des provinces alentour».
«Les cadres du centre ont le sens des responsabilités. Ils réparent gratuitement les navires et aident les pêcheurs en cas de maladie ou d’accident», confie-t-il.

Réveiller les potentiels de l’île de Da Tây

Les premières activités aquacoles ont débuté sur l’île de Da Tây. «Sept radeaux flottants, dotés de technologies norvégiennes, chacun d’une valeur de 300 millions de dôngs, ont été installés. Ils sont capables de résister à de fortes vagues», informe Nguyên Huu Quang, responsable de l’aquaculture sur cette île.

D’après lui, ces eaux sont très favorables à l’élevage des mérous, des castagnoles argentées et des vivaneaux à bandes noires (Lutjanus vitta). Ces premiers radeaux comptent déjà 350 pomfrets d’argent d’un an, de quatre kilos pièce, et 700 vivaneaux à bandes noires de six mois, de plus de 1,2 kilo.

«Ces poissons destinés à l’exportation ont un prix de vente élevé. Prochainement, ce type d’élevage sera multiplié», explique Nguyên Huu Quang.
Ces derniers temps, l’Institut de recherche aquacole N°3 a élaboré un projet d’études sur l’élevage, dans les récifs coralliens de Truong Sa, de plusieurs espèces de poissons de haute valeur économique. «Pour mieux exploiter les potentialités dans la pêche et l’aquaculture, l’important est de bien relier élevage et exploitation hauturière
», estime Vu Dinh Dap, directeur adjoint dudit institut. Et de souligner aussi la nécessité de prêter attention à la conservation des produits.

AVI/CVN

HÀ MINH/CVN