Dào Tân, créateur du tuông

Vendredi, 16 mai 2014 à 11:29:36
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Photo: vietnamtuongtheatre.com

Nhân Dân en ligne - De son vivant, Dào Tân s’est pris de passion pour la poésie et le chant du tuông. Il a créé et laissé derrière lui tout un trésor de poèmes, notamment de pièces de théâtre du tuông, dont plusieurs sont encore présentées et applaudies de nos jours. Il est vénéré en tant que «Génie créateur du tuông».

Né en 1845 (Année du Serpent Ât Ti), dans la commune de Phuc Lôc, district de Tuy Phuoc, province de Binh Dinh (Centre), Dào Tân est un descendant de Dào Duy Tu (1572-1634), un lettré célèbre du Nord parti s’installer dans le Centre au début du XVIIe siècle. Dès sa jeunesse, Dào Tân s’est montré excellent dans les études et doué en art théâtral. C’est lui qui a créé les airs de tuông (théâtre classique exécuté avec chants et gestes), un genre de théâtre encore très populaire chez les habitants du Centre. Et ses prémices - la pièce de Tân Da Dôn - ont vu le jour en ce temps là, forgeant ainsi sa célébrité.

Dào Tân, génie créateur du tuông (1845 - 1907). Photo : CTV/CVN

En 1867, sous le règne du roi Tu Duc, ce lettré de 23 ans a obtenu la licence universitaire à l’issue du concours interprovincial à Binh Dinh (Centre). Et d’être nommé au poste de mandarin chef (maire) de la province de Nghê An (Centre). En 1871, convoqué par le roi Tu Duc à Huê (capitale du Vietnam sous la dynastie des Nguyên), Dao Tân a été institué à la Commission des écrivains de la Cour, présidée par le roi, chargée de la rédaction et de la création des œuvres littéraires et artistiques.

En 1874, Dào Tân a été nommé mandarin chef du district de Quang Trach, puis maire de la province capitale de Thua Thiên-Huê. En qualité de haut dignitaire durant trois règnes royaux des Nguyên (1871 - 1904), Dào Tân a assumé successivement plusieurs postes importants de la Cour et de l’État. Réputé pour son intégrité et sa droiture, Dào Tân s’est vu attribuer le titre honorifique de «Grand mandarin lettré», au nom de noblesse de «Vinh Quang Tu».

La vie de mandarinat de Dao Tân a pris fin en 1904, lorsqu’il a protesté énergiquement contre le traître Nguyên Thân. Limogé, le grand lettré s’est retiré dans son village natal, y vivant en ermite jusqu’à son dernier soupir. Il est décédé en 1907, à l’âge de 62 ans.

NGHIA DAN/CVN