Obama et Park d'accord sur la RPDC, mais restent ambigus sur le Japon

Samedi, 26 avril 2014 à 00:00:00
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La présidente sud-coréenne Park Geun-Hye et son homologue américain Barack Obama, lors d'une rencontre au sommet le 25 avril à Séoul. Photo: Internet.

Nhan Dan en ligne - Lors d'une rencontre au sommet le 25 avril vendredi à Séoul, la présidente sud-coréenne Park Geun-Hye et son homologue américain Barack Obama sont tombés d'accord pour maintenir une coopération étroite dans les efforts pour dissuader la République populaire démocratique de Corée (RPDC) d'effectuer un nouvel essai nucléaire, sans parvenir à une position commune sur le retour du Japon à l'ère militaire.

Lors d'une conférence de presse commune, Park Geun-Hye a déclaré que le Premier ministre japonais Shinzo Abe n'avait pas encore mis en pratique ses propos antérieurs, qui avaient conduit à une réunion trilatérale des trois dirigeants le mois dernier en marge du sommet sur la sécurité nucléaire aux Pays-Bas.

M. Obama a organisé ce sommet trilatéral avec les dirigeants sud-coréen et japonais dans le but de servir de médiateur entre ces deux alliés majeurs des États-Unis.

Cette médiation a apporté une lueur d'espoir dans le ciel sombre des relations entre Séoul et Tokyo, cependant cet espoir s'est de nouveau terni lorsque près de 150 députés japonais ont été présenter leurs hommages au célèbre sanctuaire de Yasukuni à la veille de la visite de M. Obama au Japon.

M. Obama est arrivé à Séoul le 25 avril vendredi après-midi après un séjour de trois jours au Japon.

Dans un geste destiné à complaire aux partisans de la droite japonaise, M. Abe a envoyé le 21 avril lundi une offrande rituelle à cet autel, où sont honorés parmi d'autres soldats morts au champ d'honneur 14 officiers de la Seconde Guerre mondiale reconnus comme criminels de guerre.

En décembre de cette année, M. Abe s'est aussi marqué comme le premier chef de gouvernement de son pays à visiter le mausolée depuis sept ans, provoquant la colère de la Corée du Sud et de la Chine.

M. Abe a promis de reprendre à son compte les excuses présentées par les gouvernements précédents pour l'agression et les atrocités commises par le Japon, en référence aux communiqués de Kono et de Murayama, toutefois il doit encore honorer cette promesse, a souligné Park Geun-Hye.

Interrogé sur la question des problèmes historiques entre Séoul et Tokyo, M. Obama a qualifié le recours aux "femmes de réconfort" de grave violation des droits de l'Homme, même en temps de guerre, soulignant que les victimes de ces actes devaient être entendues et respectées.

Toutefois, le Premier ministre et la population du Japon connaissent ce fait et savent que ce passé doit être reconnu, a déclaré le président des États-Unis, réitérant sa position ambiguë ou neutre incitant les deux alliés à laisser le passer derrière pour renforcer leurs intérêts bilatéraux.

Concernant les litiges territoriaux, M. Obama a déclaré que les parties concernées devaient résoudre les éventuels litiges territoriaux en conformité avec le droit international et par la diplomatie, ajoutant que son discours à ce sujet n'avait pas changé.

Accord sur la question nucléaire de RPDC

Par ailleurs, MM. Obama et Park sont tombés d'accord sur la question de la RPDC, dans le contexte des propos de la Corée du Sud sur la menace croissante des missiles et du programme nucléaire de RPDC. Le ministère de la Défense de Séoul a dit avoir détecté une intensification d'activité sur le principal site d'essai nucléaire de la RPDC, suite à la menace de ce pays le mois dernier d'effectuer "une nouvelle forme d'essai nucléaire".

En février et mars, Pyongyang a tiré environ 90 obus courte- portée autopropulsés, avant de tirer des missiles Rodong de portée moyenne, qui ont atterri dans les eaux au large du Japon.

Les dirigeants américain et sud-coréen ont accepté de maintenir leur coopération étroite dans tous les dossiers sur la RPDC afin d'atteindre un objectif commun, ou l'objectif de la communauté internationale également, de dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible de la RPDC de manière pacifique.

Les deux alliés ont réaffirmé que le Conseil de sécurité de l'ONU a critiqué le lancement de missiles balistiques nord-coréens, qui a violé quatre résolutions du conseil, demandant à Pyongyang de ne pas mener d'autres provocations qui violent les obligations et promesses internationales.

Ils ont appelé la RPDC à arrêter de mener "d'autres actions menaçantes", expliquant que les deux pays coopéreront avec la communauté internationale pour garantir une application complète et transparente de toutes les résolutions du Conseil de sécurité liées à la RPDC.

M. Obama et Mme Park ont accepté de reconsidérer le moment où le contrôle opérationnel de temps de guerre des forces alliées sera transféré du Commandement coréen des forces américaines à la Corée du Sud, invoquant un changement dans l'environnement sécuritaire de la région causé par les menaces nucléaires et de missiles de la part de la RPDC.

Le commandement de temps de guerre des forces combinées devait être transféré à la Corée du Sud en 2007, mais a été reporté à deux reprises à décembre 2015. Séoul a demandé à Washington de reporter le transfert suite au troisième essai nucléaire de Pyongyang en février 2013.

M. Obama a également présenté ses condoléances pour les victimes du naufrage du ferry sud-coréen. Plus de 300 personnes sont décédées ou ont disparu dans cet accident. M. Obama est arrivé le 25 avril vendredi après-midi en Corée du Sud dans le cadre de sa tournée dans quatre pays asiatiques, après un séjour de trois jours au Japon. Il se rendra ensuite en Malaisie et aux Philippines.

CVN