Un nouveau séisme frappe l’Indonésie

Vendredi, 12 octobre 2018 à 16:43:12
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Nhân Dân en ligne - Un séisme de magnitude 6 s’est produit ce jeudi 11 octobre au large des côtes de l’île de Java. Au moins trois morts ont été signalés, selon le porte-parole de l'Agence indonésienne de gestion des catastrophes nationales (BNPB), Sutopo Purwo Nugroho.
Le séisme s’est déclaré à Bali, à 40

km de l’est de l’île de Java. La secousse a poussé des gens paniqués à fuir leur domicile en pleine nuit.

Ce tremblement de terre intervient moins de deux semaines après deux séismes de magnitude 6,1 et 7,5 suivi d’un tsunami, qui a frappé l’île indonésienne des Célèbes à Sulawesi, dans le centre de l'Indonésie.

Le nombre de morts s’est élevé à 2.045 personnes, tandis que 10.679 autres ont été blessées et 5.000 sont portées disparues. La double catastrophe a endommagé plus de 67.300 maisons et plus de 82.770 personnes ont dû être évacuées.

Le gouvernement indonésien a affirmé assurer la sécurité et la sûreté des délégués et des participants aux assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM) en 2018 sur l'île Bali, à la suite d’un tremblement de terre de magnitude 6,4 à Java de l’Est tôt le 11 octobre.

Susiwijono, chef du Comité d’organisation de ces événements, a souligné que le gouvernement avait mis en place des mesures préventives pour gérer les catastrophes naturelles, en coordination avec les organes concernés pour organiser des exercices d'évacuation dans les hôtels où séjournaient les délégués.

Il a ajouté que les agences concernées sont en mesure d'anticiper les catastrophes naturelles et ont préparé des mesures pour assurer la sécurité des délégués.

Aucun impact significatif du séisme n’a été constaté sur les multiples sites de la réunion à Nusa Dua, et le système d’alerte précoce n’a détecté aucun signe de tsunami, a-t-il noté.

Le gouvernement et le FMI ont également organisé des réunions avec les équipes de gestion des hôtels sur les plans d’évacuation et préparé diverses mesures et installations en cas de catastrophe naturelle, a expliqué Susiwijono.

Il a également souligné qu'aucun délégué n'avait annulé ses plans à la suite du séisme à Java de l’Est.
Ce tremblement de terre intervient moins de deux semaines après deux séismes de magnitude 6,1 et 7,5 suivi d’un tsunami, qui a frappé l’île indonésienne des Célèbes à Sulawesi, dans le centre de l'Indonésie.
Le nombre de morts s’est élevé à 2.045 personnes, tandis que 10.679 autres ont été blessées et 5.000 sont portées disparues. La double catastrophe a endommagé plus de 67.300 maisons et plus de 82.770 personnes ont dû être évacuées.

L’Indonésie, un archipel de 17.000 îles et îlots formé par la convergence de trois grandes plaques tectoniques (indo-pacifique, australienne et eurasienne), se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone de forte activité sismique.

Le bilan du séisme et du tsunami qui a suivi dans la province du Sulawesi central, en Indonésie, est passé à 13h00 jeudi 11 octobre à 2.073 morts, 10.679 blessés et 680 disparus, alors que l’Agence nationale de gestion des catastrophes (BNPB) a prolongé la mission de recherche.

Les opérations de recherche et de sauvetage ont été prolongées d’un jour, jusqu’à vendredi 12 octobre, à la demande des communautés locales, a déclaré le porte-parole de l’agence Sutopo Purwo Nugroho.

"La mission de recherche sera officiellement terminée vendredi 12 octobre", a annoncé M. Sutopo lors d’une conférence de presse. "S’il y a des gens qui tentent encore de récupérer les corps, nous les exhortons à ne pas le faire parce que les cadavres risquent de propager des maladies, telles que le choléra", a-t-il ajouté.

Le tremblement de terre du 28 septembre d’une magnitude de 7,5 et le raz-de-marée consécutif ont forcé un total de 78.994 personnes à se réfugier dans 112 centres d’évacuation de la province centrale, tandis que les autres sont en exode vers les provinces voisines, a précisé M. Sutopo.

De nombreuses zones se sont enfoncées dans la terre comme aspirées, quand les secousses telluriques ont transformé le sol en sables mouvants, un processus connu sous le nom de liquéfaction.

Quelque 200.000 personnes ont un besoin urgent d’aide humanitaire à Palu et dans sa région, où manquent la nourriture et l’eau potable.

Ces prochains jours, des prières devraient être organisées dans trois des localités les plus touchées autour de Palu: Balaroa, Petobo et Jono Oge.

Le gouvernement indonésien envisage notamment de laisser en l’état Petobo et Balaroa, anéanties dans la catastrophe. Les survivants devraient décider s’ils veulent en faire des sépultures collectives, y ériger un monument ou les transformer en espaces verts.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, doit se rendre vendredi, selon son agenda, dans la zone dévastée avec le vice-président indonésien Jusuf Kalla.

L’ONU a annoncé le 5 octobre rechercher 50,5 millions de dollars pour un plan de secours immédiat élaboré avec les autorités indonésiennes. Des avions transportant de l’aide venue notamment des Etats-Unis, d’Australie, de l’Union européenne et des Philippines sont arrivés à Palu.

La Banque mondiale a achevé une estimation des dégâts économiques du séisme et du tsunami. Sa directrice exécutive Kristalia Georgieva a fait savoir que la Banque mondiale travaillera avec le gouvernement indonésien sur les priorités de la reconstruction pour appréhender ses besoins et prépare une grande aide financière.

VNA/NDEL