Les guerres de résistance pour le salut national: Premières épreuves de la lutte pour la défense de l'indépendance nationale et l’édification du pays réunifié (1ère partie)

Lundi, 16 juin 2014 à 00:32:17
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Marche vers le Sud. Photo d'archive.

Nhân Dân en ligne - À peine né, le jeune État révolutionnaire s'est heurté à tous les défis qui semblaient insurmontables: forces hostiles internes et envahisseurs étrangers, difficultés économiques, politiques, culturelles et sociales, séquelles du régime colonial et féodal. Le sort du pays se trouva en danger.

Face à cette circonstance compliquée, notre Parti, d'un Parti qui mena des activités en secret à un Parti au pouvoir, dut se retirer dans la clandestinité. Le 23 septembre 1945, les colonialistes français qui s'abritèrent derrière les forces alliées anglaises avaient concentré leurs forces pour s'emparer de Saigon. Devant tant des difficultés, l’armée et le peuple du Sud ne se résignèrent pas à devenir esclaves, se soulevèrent et élevèrent l'esprit de la "citadelle d'airain de la Patrie", entamèrent la résistance contre les colonialistes français.

En attaquant le Sud dans le but de faire de ce territoire un pays à part, les colonialistes français avaient outragé les plus profonds sentiments de tout le peuple vietnamien. Le Président Hô Chi Minh proclama: "Nos compatriotes du Nam Bô sont citoyens du Vietnam. Les fleuves pourront tarir, les montagnes s'user, que cette vérité toujours demeura". Les compatriotes du Nord et dans tout le pays ont déclenché le mouvement "Avance vers le Sud', concentré les renforts pour aider le peuple et les combattants du Sud, côte à côte avec eux dans la lutte pour réaliser l'unification de la Patrie.

Afin de réaliser les ruses des impérialistes américains, 200.000 soldats de Tchang Kaicheck sont entrés au Nord en accompagnant leurs hommes de main sous le nom des partis réactionnaires Viêt quôc, Viêt cach... Leur but est d'anéantir notre Pati, de renverser le Gouvernement provisoire dirigé par le Président Hô Chi Minh et de faire revenir la domination des forces réactionnaires.

Le Parti Communiste du Vietnam, sous la direction éclairée du Président Hô Chi Minh, intransigeante en principe et souple en tactique, a profité des contradictions internes de l'ennemi pour sortir notre pays de la situation dangereuse. Pour éviter d'avoir à combattre en même temps deux ennemis et d'éliminer les troupes de Tchang Kaicheck, le 6 mars 1946, le Président Hô Chi Minh signa l'Accord préliminaire avec le gouvernement français. Ensuite, les conférences de Dà Lat et de Fontainebleau qui se sont tenues pour résoudre les questions concrètes avec le gouvernement français n'avaient aucun résultat. En violant vraiment les conventions et clauses signées, les colonialistes français ont fait preuve de leur intention de reconquérir le Vietnam.

À partir de ce temps-là, le peuple vietnamien ne souhaitait que de la paix dans l'indépendance et la liberté pour surmonter ses difficultés économiques, sociales, culturelles.

Parallèlement à la lutte "contre l'agression étrangère", à l'édification et la consolidation du pouvoir révolutionnaire, aux élections générales de l'Assemblée nationale (1ère législature), à la fondation du Gouvernement et à la promulgation de la Constitution, notre peuple se concentrait dans la lutte contre la famine et l'ignorance. Plusieurs politiques et mesures économiques, culturelles et sociales furent promulgués. Le mot d'ordre "Aucune terre n’est laissée inculte" fut réalise partout, les organisations de secours furent fondées, les classes d'alphabétisation furent ouvertes, le mouvement de "nouvelle vie" fut organisé. Fin 1946, le 1er Congrès culturel national s'est tenu à Hanoi. Le 28 mai 1946, le front Liên Viêt fut fondé pour rassembler toutes les classes populaires et consolider les forces de résistance.
Notre révolution passa d’une situation dangereuse à une situation plus solide pour faire face à la tentative ennemie d’étendre la guerre d'agression.