Les marchés d'autrefois à Hanoi

Lundi, 19 octobre 2015 à 05:16:17
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Les femmes hanoïennes de Hanoï d’antan portaient toujours les «non» (chapeau conique) ou «non quai thao» (chapeau plat à mentonnière garnie de cordons en soie), en allant au marché. Photo d’archives.
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Nhân Dân en ligne - Le marché est une destination primordiale pour les Vietnamiens dans la vie quotidienne. En particulier celui du Têt, le plus grand de l’année. Une particularité qui montre l’importance du Têt Nguyên Dan (Nouvel An lunaire).

Situé dans le vieux quartier de Hanoï, le marché Dông Xuân, qui est bien connu pour ses traits culturels typiques, a témoigné de la longue histoire de la formation de Hanoï et de son développement. Créé par les Français en 1889, le marché de Dông Xuân est rapidement devenu un lieu de convergence de produits et spécialités des quatre coins du pays.

Le marché Dông Xuân. Photo d’archives.

Dans les années 1940 - 1970, Ngoc Hà, un des 13 villages des bords du lac de l'Ouest spécialisés autrefois dans la production d'articles de première nécessité destinés à Thang Long, était très connu pour le métier traditionnel d’horticulture. Ses fleurs fraîches approvisionnaient principalement la ville. Maintenant, les marchés aux fleurs de Hanoï se concentrent dans les rues Âu Co, Nghi Tam, Nhât Tân.

Le marché aux fleurs lors l'arrivée de la nouvelle Année lunaire. Photo d'archives.

Le marché aux fleurs dans la rue Hàng Khoai (rue des Tubercules). Photo d'archives.

Le marché de Buoi existe depuis le XIXe siècle. Les semences de fleurs, de plantes d’ornement, d’arbres fruitiers, les produits des villages de métiers traditionnels ainsi que les animaux domestiques demeurent les produits «particuliers» que les Hanoïens ne pouvaient trouver qu’en ce lieu. Le marché de Buoi se trouve dans le quartier éponyme, arrondissement de Tây Hô. Ses séances se tiennent tous les 4e, 9e, 14e, 19e, 24e, et 29e jours de chaque mois lunaire. C'est le seul marché de Hanoï à perpétuer cette pratique typique du marché rural.

Le marché de Buoi. Photo d'archives.

La conservation de cette identité culturelle, à commencer par la gastronomie, l’habit traditionnel et le faste des marchés du Têt, contribue à préserver l’âme d’une nation et d’un peuple. Une conservation qui demande des efforts de la part de toutes les générations.

Certains images des marchchés d'autrefois à Hanoi. Photo d'archives.

Les marchés vietnamiens sur des estampes populaires. Photo d'archives.

NDEL